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L'envol * La liste * Tiroirs * Session

[ "Ce n'est pas tant que j'aime la mienne, ce qui est sûr c'est que j'aime la vie" * ]



Les heures s'amassent et je me réfugie dans la douceur d'une image. Mon rayon jeunesse est rempli. Je me demande où la prochaine livraison trouvera sa place mais je ne peux m'empêcher de cocher les livres sur les catalogues.

Je me réchauffe dans une image. J'ouvre le premier album au hasard et me réconforte de la douceur qu'il m'apporte. Je prends le premier roman qui vient et m'envole vers ailleurs.

Il n'y a jamais de transition.

C'est se propulser ailleurs. Sur une planète parallèle. Tout de suite être au cœur de. Il n'y a pas de place pour l'attente. Le livre vous engloutit et il me relâche seulement quand il le décide. Parfois, bien longtemps après que la dernière page ait été  lue. Il ne s'agit pas d'y penser  encore ou d'y réfléchir. C'est être coincée entre les pages, entre les lignes. Se demander ce qu'il s'est passé pour ceux que le livre n'a pas voulu suivre.

Et ce doit être pour ça que ce rayon me tient tant à cœur. J'ouvre les pop-up et m'exclame quand le crocodile ouvre sa gueule trop près de moi. Je rigole quand le chalet du Père Noël apparaît sous mes yeux. Les livres laissent la place à des bateaux pirates construits en papier. J'ouvre et je soulève les volets qui révèlent les secrets. Je manipule, touche, caresse les différentes textures.

Les mots s'assemblent et se mêlent dans des teintes lumineuses. Il y a cette mélodie. La poésie et les images qui naissent de la plume même. Le coup de crayon, le coup de pinceau.

Et seulement après, réaliser le travail fourni.

Sinon les semaines s'accélèrent et je ne vois rien passer. Novembre est gris. Comme il l'a toujours été. Terne mois de novembre. Tu n'y es pour rien pourtant je grimace. Toujours. Je laisse la vie filer et ne m'accroche qu'à la douceur, aux instants à sourire et aux rires partagés. Peut-être bien que j'ai atteint le sommet des montagnes russes. Et je me laisse griser par la descente faramineuse. Puisque je sais qu'elle me donnera assez d'élan pour retrouver rapidement les ailes des oiseaux.

J'ai beaucoup de choses à vous dire, je crois.



* A pas de géant, Mano Solo.

Amarrée comme tu peux

"La mer s'était retirée et dévoilait des récifs noirs et luisants, le vent portait des odeurs de vase et d'iode, j'ai sorti mon téléphone de ma poche, j'avais envie de parler à quelqu'un mais à qui?, je l'ai rangé et ça m'a mis les larmes aux yeux, je me suis sentie seule et foutue, je me suis sentie abandonnée."
O. Adam.


Et hier soir, mon univers s'est fondu au sien. Je lisais. Ce passage m'a soulevée le cœur. Ce sont mes larmes que j'ai vu couler. Et c'est affreux comme à chaque fois que j'ouvre ses livres, j'ai l'envie de bords de mer et une amère mélancolie. Toujours.

Je voulais Etretat et ses falaises.

Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de penser à ce travail. Le mien. A la vie. La mienne. La direction qu'elle prendra bien un jour. Je faisais comparaison avec ma sœur. Définitivement, nous n'aurons pas la même vie. Trente années, deux enfants. Et je ne me vois pas, moi, dans à peine quelques années. Je me demande si je serais heureuse dans sept ans. Je me demande et il n'y a rien ni personne qui peut me donner la réponse.

Septembre ne s'achèvera jamais.